ancienne.
De nombreux hommages rendus à l'implication, à la générosité et à l'excellence de professeurs comme d'élèves se seront succédé, des allocutions pas seulement convenues mais aussi pleines d'humour et d'esprit, ainsi que les interventions des trois parrains de la promotion 2012, faits docteurs honoris causa.
Le "shoe show" En contraste à cette envie de solennité, de rituel et de tradition retrouvée côté français, l'exemple américain avait au final offert son lot de paradoxes, ce jeudi matin-là au Théâtre du Châtelet.Le succès de l'événement illustre un phénomène qui touche désormais la France.Comme le précise le site m, qui s'est spécialisé sur ce marché porteur à l'internationale et propose tous les accessoires rituels à l'achat ou à la location : "Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la cérémonie de remise des diplômes n'est pas une tradition.Tout le monde est très heureux de partager ce moment avec leurs amis et leur famille ", affirme de son côté Carolyn Englar, une Américaine revenue de son stage à New York pour l'occasion.A chacun ses coulisses : une cinquantaine de professeurs d'un côté, près de 300 élèves de l'autre.Ahmed Ben Abdallah, un Tunisien boursier, confirme : "C'est un grand jour pour moi, et ça restera un moment marquant dans ma vie."C'est un rite de passage, et nous tournons aujourd'hui une page de notre vie, c'est donc aussi le commencement d'autre chose.Inscription gratuite, bénéfieciez d'un traitement laser grâce à nos centres d'épilation partenaires.Il n'est que 8 heures, mais l'effervescence autour du Théâtre du Châtelet, ce matin-là, indique qu'une grande fête se prépare : un gala, un mariage, un défilé de mode?Elles étaient utilisées par les étudiants et les professeurs des premières universités européennes afin de se tenir au chaud dans des bâtiments non chauffés." Une tradition jugée passéiste en mai 1968 et qui a presque totalement disparu depuis en France, contrairement au Royaume-Uni, par exemple.



Personnellement, je n'avais pas vu une toge de toutes mes études!
Dans mon département, les étudiants en master étaient très demandeurs d'une cérémonie en présence de leurs parents.
Le rituel, qui pourrait sembler soporifique au vu du nombre d'étudiants appelés, code reduc rapid flyer ne l'est étrangement pas : rondement mené, sous les hourras des proches et des amis, l'énumération agrémentée de la mention de l'étudiant en latin ( Cum laude, Magna cum laude, Summa cum laude.
"A l'université Paris-Dauphine, ce sont les juristes et les filières gestion ou management qui ont commencé à réintroduire cette tradition, explique Camille Rosenthal-Sabroux, responsable d'un master 2 en sciences de gestion.
Les toges et coiffes académiques, quant à elles, remontent aux XIIe et xiiie siècles.Pour une petite immersion en son et en images, voir ce portfolio sonore : "La cérémonie de l'année à l'American University of Paris" En amont et à l'issue de la cérémonie, élèves comme professeurs saluent cette journée dans une belle unanimité."Nous soutenons nos mémoires en décembre, nous obtenons nos notes en janvier, mais c'est en juin qu'a lieu la grande fête de remise des diplômes, témoigne Laurence Basset, diplômée en 2008 en management des risques internationaux.Pour moi, c'est également très émouvant de pouvoir présenter les professeurs qui m'ont formée à mes parents", témoigne Marion Tricoire, une Française boursière, qui apprécie d' être devenue parfaitement bilingue tout en restant à Paris."Nous sommes devenus très proches, et c'est très joyeux aujourd'hui.La toge et le mortier arrivent en force en France.On voit désormais des familles venir du monde entier pour assister à la remise des diplômes, et je dois avouer que c'est souvent très émouvant." Comment analyse-t-elle le phénomène?Dans chacune des "loges les portants se vident de leurs toges, on s' aide à mettre correctement le mortarboard (le fameux mortier, la toque de forme carrée) et à accrocher son tassel, le pompon long, agrémenté ou non d'un petit pendentif doré indiquant l'année.Ceux-ci sont répartis en deux groupes, toutes disciplines confondues : les élèves ayant décroché leur bachelor (l'équivalent de la licence et qui s'apprêtent donc à passer concours chien de troupeau inter race du statut d' undergraduate à celui de graduate, et ceux venant d' obtenir leur master.UN "rite DE passage" Bref, le très vague souvenir de diplômes récupérés au secrétariat de la fac ou reçus par courrier faisait pâle figure à côté de ce grand cérémonial convivial, où chaque élève se voit remettre son sésame sur scène.




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